Le programme
La Rochelle unie - Élections municipales 2026
Notre liste porte un projet, une vision à long terme pour notre ville. Il s’enrichit, jour après jour, grâce à l’écoute et à l’échange. Aux habitantes et habitants de La Rochelle, nous voulons offrir une ville où l’on vit mieux, où se loger ne soit plus un défi. Notre belle cité océane doit retrouver les valeurs citoyennes, solidaires et écologiques qui ont longtemps fait sa différence.
Nous souhaitons qu’elle redevienne cette référence, ce laboratoire d’innovation où se prépare un avenir plus serein, dans lequel chacun trouve sa place et se sent en sécurité. Notre programme se décline autour de quatre axes avec des mesures concrètes qui transforment le quotidien et articulent quartiers, ville et agglomération pour que chacun s’y retrouve.
Protéger
Nous voulons bâtir une ville accessible pour toutes et tous, qui veille sans surveiller, qui protège sans exclure, qui aide sans stigmatiser. Une ville où chacune et chacun peut trouver refuge, se sentir en sécurité et se savoir soutenu·e.
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Créer un Observatoire indépendant du logement afin d’évaluer les politiques publiques, partager des données et émettre des recommandations.
Encadrer le marché locatif et lutter contre la spéculation :
Mettre en place l’encadrement des loyers inspiré des pratiques de communes d’Île-de-France, du Pays Basque ou de Bordeaux ;
Amplifier la régulation des locations de courte durée en appliquant strictement la loi Echaniz-Le Meur pour préserver l’accès au logement permanent :
Limiter la location d’une résidence principale à 90 nuitées par an (au lieu de 120 actuellement) ;
Généraliser à l’ensemble des quartiers de La Rochelle l’obligation pour les propriétaires de résidences secondaires de faire une demande de changement d’usage pour transformer leur bien en meublé de tourisme et assortir les autorisations d’une compensation en remettant un logement en courte durée sur le marché locatif ;
Mettre en place des quotas de location à courte durée par quartier ;
Renforcer les contrôles pour veiller à ce que chaque logement respecte sa vocation, grâce à une équipe dédiée, financée par la taxe de séjour ;
Poursuivre la lutte contre la prolifération des boîtes à clés sur l’espace public ;
S’opposer à la construction de nouvelles résidences secondaires dans les nouveaux programmes immobiliers ;
Maintenir le niveau maximum de taxe sur les résidences secondaires (60%).
Concrètement qu’est ce que ça donne ?
Exemple 1. Je suis propriétaire occupant : je loue ma résidence principale en totalité ou en partie en meublé touristique. Je conserve cette possibilité d’augmenter mes revenus dans la limite de 90 jours/an.
Exemple 2. Je suis propriétaire d’une résidence secondaire : je conserve la possibilité de la louer une partie de l’année à un·e étudiant·e (9 ou 10 mois) pour pouvoir l'occuper pendant les mois d’été.
Répondre aux besoins urgents :
Lancer un grand plan “logements vacants” : - Identifier et recenser les logements vacants afin de les remettre sur le marché locatif, en encourageant les propriétaires par des incitations fiscales ou, si nécessaire, en procédant à des réquisitions ;
Recenser les immeubles de bureaux vacants pouvant être transformés en logements ou en espaces partagés pour les associations et collectifs locaux ;
Ouvrir une nouvelle résidence pour jeunes travailleur·euse·s et une maison des saisonnier·e·s en partenariat avec l’ensemble des collectivités.
Développer un logement social abordable et de qualité :
Augmenter, diversifier et mieux répartir la part de logements sociaux dans les nouvelles constructions, avec un objectif de 35 % ;
Utiliser le droit de préemption pour créer des logements sociaux favorisant la mixité sociale ;
Revoir les critères d’attribution des logements sociaux pour plus de transparence ;
Faciliter et organiser les échanges de logements sociaux grâce à une plateforme collaborative réunissant les bailleurs sociaux et les habitant·e·s.
Le saviez-vous : À La Rochelle, 70 % des habitant·e·s sont éligibles au logement social, alors que seuls 30 % des logements construits répondent à ce critère, ce qui se traduit par plus de 11 000 demandes en attente sur la CDA.
Faciliter l’accession à la propriété :
Créer un Prêt à Taux Zéro (PTZ) communautaire, et notamment pour les logements anciens, pour les primo-accédants en complément du PTZ national ;
Développer les Baux Réels Solidaires.
Comment ça marche ? La loi ALUR permet de dissocier le foncier et le bâti. Une foncière publique locale achète ou conserve des terrains municipaux, puis y construit des logements via un bailleur social, une coopérative ou en direct. Les logements sont vendus sans le terrain, ce qui réduit leur prix jusqu’à 40 % par rapport au marché. Les habitant·e·s bénéficiaires signent un Bail Réel Solidaire (BRS) de longue durée. Si le logement est revendu, le prix est plafonné, pour éviter la spéculation et garder ces maisons accessibles à d’autres Rochelais·es. Ainsi, chacun·e peut trouver sa place, se poser et rêver d’un chez-soi qui dure !
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Renforcer la prévention et la médiation de proximité :
Augmenter le nombre d’éducateur·rice·s, de médiateur·rice·s et de professionnels de la prévention ;
Augmenter de 10 % les effectifs de la police municipale afin de développer des points de présence de proximité et garantir la tranquillité de tou·te·s ;
Permettre aux policiers municipaux qui le souhaitent, dans leur mission de prévention, de ne pas porter d’armes pour privilégier le dialogue et l’accompagnement ;
Diversifier les modes de déplacement de la police municipale (marche, vélo, îlotage) pour être au plus près de la population ;
Soutenir les associations locales de médiation, de prévention et d’accompagnement.
Former et sensibiliser pour lutter contre toutes les formes de violence :
Assurer la sécurité des femmes dans l’espace public à travers des formations continues et spécifiques à la prévention et à la lutte contre les VSS s’adressant au grand public.
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Créer une brigade « urgence propreté » capable de traiter rapidement les signalements (déchets, dépôts sauvages, graffitis, dégradations du mobilier urbain…) avec une intervention en moins de 4h ;
Renforcer et adapter le ramassage des déchets en prenant en compte les réalités de chaque quartier ;
Expérimenter la tarification incitative des déchets, intégrant une tarification sociale et solidaire, en associant les habitant·e·s de l’agglomération ;
Lancer un plan de lutte contre l’affichage sauvage, les jets de mégots et autres petites incivilités, en appliquant le principe du « pollueur-payeur » ;
Expérimenter l’ouverture dominicale des déchetteries.
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Garantir l’accès aux soins pour toutes et tous :
Organiser un débat associant élu·e·s, État, société civile, salarié·e·s et habitant·e·s sur le transfert de l’hôpital, en veillant à maintenir une offre de soins de qualité et le nombre de lits ;
Créer des centres de santé municipaux de quartier pour un accès de proximité aux soins ;
Comment ça marche ? Ouvrir des centres de santé gérés par la Ville, avec des médecins salariés et en secteur 1, donc sans dépassement d’honoraires. Objectif : garantir à toutes et tous un accès rapide, proche et abordable à des soins de qualité !
Créer une mutuelle municipale avec des tarifs accessibles ;
Développer des consultations médicales préventives dans les écoles primaires ;
Renforcer le Contrat Local de Santé pour mieux coordonner les politiques publiques de santé et accueillir davantage de médecins, notamment dans les spécialités en tension.
Agir sur l’environnement et l’alimentation pour protéger la santé :
Aller vers une interdiction progressive des pesticides sur le territoire de la Communauté d’Agglomération ;
Généraliser l’interdiction de produits chimiques dangereux dans les infrastructures publiques (terrains de sport, écoles, maisons de retraite, crèches…) ;
Signer la Charte « Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens » et déployer un plan concret contre les “polluants éternels” ;
Prolonger l’expérimentation de la distribution de paniers de légumes bio gratuits aux femmes enceintes et jeunes parents, sous conditions de ressources.
Promouvoir le bien-être mental et physique :
Déployer un grand plan d’actions pour la santé mentale en partenariat avec les structures existantes (sessions d’information dans les écoles, valorisation des métiers liés à la santé mentale…) ;
Mettre en place une “journée sans écrans” sur le modèle de la “journée sans voiture”, avec activités et événements dans tous les quartiers ;
Développer des parcours de santé dans les grands espaces verts (parc Charruyer, parc Kennedy…) pour favoriser l’activité physique et le lien social.
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Renforcer l’action du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), garantir son financement et lui permettre d’agir en coordination avec les centres sociaux et les acteurs associatifs pour protéger, prévenir et accompagner les Rochelais·e·s face aux épreuves de la vie ;
Créer une Cité des solidarités et de l’accès aux droits, nouveau lieu municipal co-porté par des acteurs associatifs et le CCAS, en partenariat avec d’autres acteurs publics (État, Département), conçue comme un guichet unique pour accueillir, soutenir, accompagner et orienter toutes les personnes victimes ou en situation de grande vulnérabilité (ex. : femmes victimes de violences, jeunes majeur·e·s issu·e·s de l’aide sociale à l’enfance, personnes en rupture familiale liée à leur orientation sexuelle…) ;
Lancer un plan spécifique pour mieux accompagner les familles monoparentales : mise en place de permanences dédiées, réflexion pour la mise en place de tarifications spécifiques (restauration scolaire, transports publics) ;
S’opposer aux expulsions sans solution de relogement et se porter partie civile en cas d’expulsion abusive ;
Créer de nouvelles places d’hébergement d’urgence ;
Lutter contre la précarité alimentaire en expérimentant la Sécurité Sociale de l’alimentation.
→ Expérimenter la Sécurité Sociale de l’alimentation, c’est tester un système où chacun·e a accès à des produits alimentaires de qualité, auprès de producteurs locaux engagés dans des pratiques durables. L’objectif est double : garantir à toutes et tous l’accès à une alimentation saine, tout en soutenant une agriculture locale, bio et respectueuse de l’environnement.
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Protéger et repenser les sites sensibles :
Plus jamais de “chantier rue Marcel Paul”, ni de surincidence de cancers !
Abandonner le projet du site Marcel Paul, sécuriser les lieux et lancer une concertation citoyenne pour co-construire l’avenir du site ;
Établir des études systématiques sur la pollution dans toutes les zones à risque, avant de classer un terrain comme constructible dans les documents d’urbanisme ;
Diagnostiquer davantage la qualité de l'air par l'installation de capteurs ATMO mesurant un spectre plus large de polluants.
Informer, prévenir et associer :
Améliorer la transparence, la communication et la sensibilisation, et donner des réponses concrètes et documentées aux lanceur·euse·s d’alerte ;
Créer un comité scientifique de suivi des politiques d’adaptation et associer la population à l’élaboration des Plans de Prévention des Risques, en intégrant les risques de canicule, de sécheresse et d’incendies.
Protéger le littoral et anticiper les risques :
Élaborer une stratégie locale de gestion de la bande côtière face au risque d’érosion en identifiant les zones touchées, en planifiant un recul stratégique des installations humaines et en privilégiant les solutions basées sur la nature ;
Anticiper les risques de submersion en déployant des plans de protection dans les quartiers sensibles (Minimes, Villeneuve-les-Salines, Tasdon, La Genette, parc Charruyer…) ;
Soutenir la recherche sur la montée du niveau de la mer, l’érosion et la submersion, en collaboration avec l’Université de La Rochelle et en incitant l’État à y contribuer.
Rassembler, c’est cultiver ce qui nous unit : la culture, le sport, la mémoire et le lien entre les générations. C’est faire de La Rochelle une ville vivante et ouverte, où chacun·e peut apprendre, créer, rencontrer, transmettre. Parce que rassembler, c’est simplement faire ville, ensemble.
Rassembler
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Une offre élargie :
Proposer des offres gratuites : sorties de résidence, ateliers, spectacles ;
Allonger le temps de gratuité des musées municipaux ;
Développer des ateliers participatifs gratuits dans les quartiers (écoles, centres sociaux, médiathèques) pour expliquer l’histoire locale, l’architecture et les métiers du patrimoine ;
Amplifier les actions de médiation culturelle hors temps scolaire (chantiers d'insertion, associations jeunesse, mission locale, CCAS…) ;
Permettre aux associations culturelles d’exercer leurs missions de création, de diffusion, et d’éducation artistique ;
Développer l'accès à la pratique artistique les soirs de la semaine pour les enfants des parents qui travaillent à temps plein et ne peuvent pas accéder aux propositions actuelles (Conservatoire, ateliers du Carré Amelot et des centres socio-culturels) ;
Organiser régulièrement des événements culturels et festifs dans les parcs (concerts, guinguettes et projections) ;
Organiser une grande fête populaire permettant de réunir tous les quartiers ;
Réflexion autour de la communication des événements pour toucher plus largement les publics.
Éducation artistique et jeunesse :
Mettre en place un Pass Culture pour les moins de 26 ans (sous conditions de ressources) ;
Généraliser l’Éducation Artistique et Culturelle (EAC) à 100 % des jeunes Rochelais·es ;
Préserver les P[art]cours pour soutenir la présence des artistes en milieu scolaire ;
Démocratiser le Conservatoire via des bourses, des antennes dans les établissements scolaires et les classes CHAM/CHAD pour plus de mixité sociale, et via l’extension des plages horaires.
Soutien à la création artistique :
Soutenir les artistes locaux en appliquant le 1% artistique (commande d’oeuvre dans la construction et la rénovation de chaque bâtiment public) ;
Mettre à disposition d’artistes les lieux vacants pour proposer des espaces de création, d’exposition, d’expression et ouvrir des résidences d’artistes en concertation avec les écoles ;
Créer un parc municipal de matériel scénique à disposition des artistes et amateurs ;
Créer des parcours pédagogiques et thématiques en intégrant les quartiers de la ville et ajouter un parcours "les femmes et l'histoire de La Rochelle”.
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Faire de La Rochelle une capitale culturelle partagée !
Co-construire avec les habitant·e·s de l’agglomération et les acteurs associatifs et culturels la candidature de la ville à la « La Rochelle capitale européenne de la culture ».
“La Rochelle capitale européenne de la culture” : Attribué par l’Union européenne, ce label distingue des villes qui portent un grand projet culturel de transformation. Il s’agit de valoriser l’histoire locale, de soutenir la création, d’impliquer les habitant·e·s et de faire de la culture un moteur de lien social et d’ouverture. Pour La Rochelle, ce serait l’occasion de mobiliser toute la ville autour d’un projet partagé, qui renforce notre identité maritime, populaire et créative.
Rendre plus accessibles les lieux de culture :
Ouvrir plus largement l’accès à la grande salle de l’Hôtel de Ville aux associations pour lui rendre sa vocation de maison commune des rochelais·e·s ;
Terminer les travaux de rénovation du Musée des Beaux-Arts ;
Réhabiliter l’hôtel d’Orbigny en lui donnant une vocation culturelle et sociale.
Mettre en lumière l’histoire et le patrimoine des quartiers :
Candidater au label “ Ville d’Art et d’Histoire ” pour protéger et coordonner la mise en valeur de notre patrimoine ;
Valoriser l’héritage de chaque quartier, en intégrant dans chaque maison de quartier et salle municipale des éléments retraçant leur histoire (panneaux explicatifs, frises chronologiques, fresques, reportages photos…) ;
Intégrer pleinement la protection du patrimoine dans les documents d’urbanisme en allant au-delà du patrimoine classé et établir une charte architecturale pour protéger l’identité propre à chaque quartier ;
Recourir au droit de préemption pour les biens patrimoniaux et créer un fonds municipal d’acquisition pour les sauver de la privatisation (exemple du cinéma L’Olympia…).
Créer des événements et projets mémoriels :
Célébrer la diversité à l’occasion de la Journée mondiale pour la diversité culturelle, le 21 mai, en instaurant notamment une Fête annuelle de la diversité culturelle ;
Organiser des événements mêlant l’histoire locale et la création contemporaine : procès fictifs, reconstitutions historiques, projections ;
Préparer avec le monde associatif le 400ème anniversaire du siège de La Rochelle (10 septembre 1627/28 octobre 1628) et profiter du centenaire de l’exposition coloniale de La Rochelle (1927) pour en faire une ville pionnière sur le traitement de la Mémoire ;
Lancer des appels à projets pour valoriser les histoires invisibilisées : histoire ouvrière et industrielle, histoire des femmes, histoire de l’immigration, histoire des quartiers… ;
Lancer un audit citoyen sur les noms de rue et des monuments locaux. La Ville par exemple, renforcera la visibilisation des femmes et reconnaîtra la mémoire coloniale ainsi que la traite négrière en renommant des rues, des écoles et des bâtiments publics.
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Rendre le sport accessible à toutes et tous :
Mettre en place un Pass Sport pour les jeunes pour faciliter l’accès aux activités ;
Étudier la construction de nouveaux équipements sportifs de proximité dans les quartiers sous-dotés ;
Expérimenter l’ouverture des équipements sportifs en soirée et les week-ends, en mobilisant les partenariats avec les collèges, lycées et l’Université pour libérer de nouveaux créneaux pour les jeunes et les associations ;
Réserver des places pour permettre aux enfants d’accéder à des événements sportifs et culturels.
Rénover et moderniser les infrastructures :
Engager rapidement la rénovation du complexe sportif Gino Falorni, du gymnase du Pas des Laquais et du Gymnase de Laleu ;
Finaliser les travaux de la nouvelle piscine à rayonnement communautaire ;
Accompagner le Stade Rochelais Basket dans son développement par une étude poussée sur l'opportunité d'une nouvelle salle et sur le devenir de la salle Gaston-Neveur.
Développer les grands événements sportifs :
Créer un pôle de course au large pour poursuivre le développement du sport maritime à la Rochelle ;
Prendre part à la Fête du sport, initiative nationale qui prolonge la dynamique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, pour que le sport devienne un véritable vecteur de lien social et un moment de partage.
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Petite enfance et crèches :
Développer de nouvelles places en crèches et favoriser l’installation de micro-crèches ;
Ouvrir une nouvelle crèche municipale avec une large amplitude horaire pour répondre aux besoins des familles ;
Rendre effective et fonctionnelle la plateforme municipale des assistantes maternelles.
Scolarité et réussite :
Instaurer la gratuité des fournitures scolaires, dès la rentrée 2026, pour l‘ensemble des enfants de la maternelle au CM2, en concertation avec les équipes éducatives ;
Expérimenter un budget participatif dans les écoles pour associer élèves et familles aux décisions ;
Poursuivre la mise en oeuvre du plan de rénovation des écoles (rénovation énergétique, cours oasis, végétalisation, désimperméabilisation, adaptation au changement climatique…) ;
Encourager et conforter l’accès aux vacances pour les jeunes, notamment les plus vulnérables, par des actions de sensibilisation, des partenariats avec les associations et la création d’un guichet unique d’information sur les aides aux vacances, accessible via des points d’information physiques.
Cantines et alimentation :
Fixer un objectif de 70 % d’aliments issus de circuits courts dans les cantines scolaires, dont 50 % issus de l’agriculture biologique à l’horizon 2032 ;
Mettre en place un petit déjeuner gratuit dans toutes les écoles de la ville pour chaque enfant.
Sécurité et encadrement :
Renforcer le plan de sécurisation des abords des écoles, avec zones piétonnes aux heures d’entrée/sortie, ralentisseurs, marquages renforcés et agents municipaux formés à l’accueil et à la sécurité ;
Améliorer les conditions de travail des ATSEM et mieux reconnaître le rôle essentiel des agents municipaux qui accompagnent les enfants.
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Accès à l’emploi et accompagnement :
Expérimenter des formes de revenus pour les jeunes de moins de 25 ans sans ressources ;
Soutenir la mission locale dans son accompagnement des jeunes dans l’accès au stage et dans l’entrée sur le marché du travail ;
Soutenir la création de logements pour les jeunes travailleurs et étudiant·e·s.
Mobilité et transports :
Mettre en oeuvre la gratuité des transports pour les moins de 25 ans et développer une tarification sociale pour certains publics ;
Étendre l’expérimentation de la gratuité des transports le week-end ;
Augmenter la fréquence des bus après 20h, les bus le jeudi soir avec arrêt à la demande, et le dimanche soir pour aller aux Minimes.
Vie étudiante et culturelle :
Ouvrir le Pass’Culture Étudiants aux étudiants des BTS et classes préparatoires de l’agglomération ;
Aménager la pelouse du Technoforum en lieu de vie, en impliquant les étudiant·e·s dans la réalisation du projet ;
Organiser les Assises de la Jeunesse à l’automne 2026 pour co-construire des projets et renforcer la participation des jeunes.
Redonner à la jeunesse une place centrale en installant un espace dédié au CDIJ17 au coeur de la ville
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Bien vieillir et accompagnement à domicile :
Renforcer l’accompagnement du bien vieillir, lutter contre l’isolement et soutenir le maintien à domicile avec le CCAS et les acteurs associatifs ;
Garantir un service de qualité dans les EHPAD publics et poursuivre leur programme de réhabilitation ;
Créer de nouvelles places dans les EHPAD publics pour répondre aux besoins croissants ;
Fixer un objectif de 70 % d’aliments issus de circuits courts dans les EHPAD, dont 50 % issus de l’agriculture biologique à l’horizon 2032.
Établissements ouverts et intergénérationnels :
Favoriser le développement du logement intergénérationnel en créant un bail solidaire intergénérationnel (étudiants/seniors) ;
Ouvrir les EHPAD sur la ville, en expérimentant des formes de tiers-lieux intergénérationnels intégrant espaces de co-working, espaces jeunes, ateliers communs, visite de classes… ;
Autoriser les animaux de compagnie dans les EHPAD publics.
Transmission, participation et engagement :
Soutenir des projets favorisant les liens intergénérationnels en permettant notamment aux personnes âgées de venir manger dans les cantines scolaires ;
Soutenir l’engagement des personnes âgées dans la vie associative, les clubs et l’activité culturelle, sportive et sociale par la mise à disposition de salles et l’organisation d’événements collectifs.
S’engager
Pour que chaque habitant·e puisse prendre part pleinement à la vie de la cité, influencer les décisions et vivre dans une ville juste et inclusive. Nous voulons renforcer la démocratie locale, soutenir la vie associative, garantir l’égalité et l’accessibilité, et offrir des services publics de qualité pour toutes et tous.
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Renforcer les dispositifs existants :
Créer une délégation municipale exclusivement dédiée à la démocratie locale, chargée de coordonner et d’animer l’ensemble des dispositifs de participation citoyenne, en lien avec les services municipaux, les élu·es et les acteurs locaux ;
Mettre en place un calendrier annuel de la démocratie locale, ritualisant rencontres, débats et restitutions avec les habitant·e·s ;
Organiser des interventions régulières des élu·e·s dans les quartiers, en amont des décisions municipales, afin d’associer les habitant·e·s à la construction des projets qui les concernent ;
Renforcer l’action des comités de quartier en identifiant précisément leurs besoins, leurs attentes et les moyens nécessaires à leur action, dans le respect de leur autonomie ;
Assurer une animation entre les instances existantes (CODEV, comités de quartier, conseils de secteur) pour articuler les problématiques municipales et intercommunales.
Les citoyen·ne·s interpellent la mairie :
Mettre en place un droit d’interpellation citoyenne sur un sujet qui devra relever des compétences de la Ville, respecter les principes républicains et avoir une portée d’intérêt général :
Une pétition signée par 50 habitant·e·s entraîne une médiation entre les pétitionnaires et les élu·e·s ;
Une pétition signée par 1500 habitant·e·s conduit à la mise en place d’une convention citoyenne qui fait des préconisations étudiées en Conseil municipal ;
Une pétition signée par 5000 habitant·e·s donne lieu à l’organisation d’une votation citoyenne ouverte à tous les habitant·e·s de plus de 16 ans.
La mairie interpelle les citoyen·ne·s :
Organiser des conventions citoyennes thématiques sur le modèle de la convention citoyenne sur le climat qui feront des préconisations étudiées par le Conseil municipal;
Mettre en place un référendum d’initiative locale (sur les grands projets d’aménagement par exemple).
Éthique et transparence des élu·e·s :
Renforcer les droits de l’opposition municipale, notamment par une réflexion partagée sur les thématiques abordées en commissions municipales, l’accès aux informations préparatoires et les modalités de débat, afin de garantir un débat démocratique effectif, loyal et contradictoire au sein du Conseil municipal ;
Renforcer les obligations de la charte éthique signée par les élu·e·s et mettre en place un comité d’éthique et de déontologie avec des prérogatives renforcées ;
Organiser une fois par an une séance du Conseil municipal directement dans les différents quartiers, afin de se rapprocher des habitant·e·s et de donner la possibilité à toutes et tous, y compris aux acteurs économiques et associatifs, de s’exprimer ;
Permettre aux habitant·e·s, associations, syndicats et comités de quartier de poser leurs questions lors de deux Conseils municipaux par an ;
Mettre en place une évaluation régulière et publique de la démocratie locale, incluant un bilan annuel des dispositifs participatifs, de leur fréquentation et de leurs effets sur la décision publique, présentée au Conseil municipal et partagée avec les habitantes et habitants.
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Soutenir et renforcer les associations :
Garantir l’autonomie des associations par un soutien matériel, juridique et financier équitable et transparent, dans une logique de partenariat durable ;
Développer davantage les conventions pluriannuelles de subventionnement pour les associations dont l’action contribue de manière structurante à l’intérêt général local ;
Reconnaître et soutenir les associations d’éducation populaire, en articulation avec les politiques de démocratie locale et de participation citoyenne.
Favoriser le dialogue et la coopération :
Créer des espaces de dialogue pérennes et inclusifs afin de favoriser l’interconnaissance, la coopération et la co-élaboration des politiques publiques avec les acteurs associatifs ;
Mettre en place une conférence territoriale de la vie associative, conçue comme des États généraux permettant de partager une vision politique et des orientations communes ;
Organiser chaque année un temps fort dédié à l’engagement associatif et bénévole, en complément du forum des associations.
Faciliter l’engagement bénévole :
Mettre en place une plateforme municipale de la vie associative, guichet unique dématérialisé, centralisant les informations sur les associations (contacts, missions, activités), facilitant la mise en relation avec les bénévoles et simplifiant les démarches administratives, complétée par des points d’accueil physiques de proximité ;
Soutenir la formation des bénévoles en mobilisant les compétences des services municipaux ;
Donner aux associations la place qu’elles méritent :
Redonner à l’Hôtel de Ville sa vocation de maison commune des rochelais·e·s en permettant aux associations d’en disposer ;
Faire de la vie associative un levier transversal des politiques d’égalité et d’inclusion, afin de garantir l’accès de toutes et tous à l’engagement et aux pratiques collectives ;
Promouvoir la dimension sociale et inclusive des associations et des clubs sportifs, encourager le sport féminin et la diversification des pratiques, notamment le parasport.
Coopération et ouverture internationale :
Réactiver les jumelages existants (Saint Jean d’Acre, Lübeck, Petrozavodsk, New Rochelle, Essaouira…) ;
Construire à l’échelle de la ville un jumelage et une coopération décentralisée pour la paix dans les lieux de conflits : Palestine, Ukraine…
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Accessibilité des transports et des espaces publics :
Rendre 100 % des transports en commun, des arrêts de bus et des navettes maritimes accessibles aux personnes à mobilité réduite, conformément à la loi de 2005 ;
Réhabiliter l’accès aux trottoirs et adapter leur largeur, lorsque c’est techniquement possible, aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes ;
Augmenter le nombre de places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite, notamment dans l’hypercentre ;
Renforcer l’accessibilité des lieux et services publics en garantissant des accès handicapés fonctionnels dans les administrations, institutions et lieux culturels, avec une signalétique claire ;
Garantir partout l’accueil des enfants en situation de handicap et favoriser les échanges de pratiques entre les établissements qui les accueillent;
Transformer les espaces publics (places, bancs, promenades, végétalisation) pour une ville plus inclusive, adaptée aux enfants, aux seniors et aux personnes en situation de handicap.
Accessibilité culturelle :
Réduire les inégalités d’accès aux pratiques culturelles, sportives et de loisirs en développant une politique du « aller vers », rendre les grands événements culturels rochelais existants plus accessibles à l’ensemble des habitantes et habitants, et développer des tarifications sociales et solidaires pour les publics les plus précaires ;
Développer le handisport et le sport adapté en facilitant l’accès aux équipements et aux créneaux, en finançant le matériel nécessaire et en améliorant la visibilité de ces pratiques ;
Rendre les musées plus accessibles et inclusifs :
Proposer des plages horaires adaptées aux personnes neuro-atypiques (éclairage tamisé, réduction du bruit, limitation des stimuli) ;
Fournir gratuitement des casques antibruit ;
Intégrer des scénographies adaptées aux enfants ;
Intégrer des contenus éducatifs sur l’esclavagisme.
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Prévenir et lutter contre toutes les discriminations et les violences sexistes et sexuelles :
Mettre en place un plan local égalité & lutte contre les discriminations (VSS, racisme, LGBTphobie) : formation des personnels et agents, campagne de sensibilisation, intervention dans les écoles, soutien aux associations ;
Mettre en place des dispositifs de signalement, d’alerte et d’accompagnement des victimes, accessibles, visibles et sécurisés (dans les transports publics notamment) ;
Soutenir la création de logements refuges pour les femmes victimes de violences, avec ou sans enfant ;
Accompagner le développement de commerces et de bars-refuges, identifiés et formés, afin de renforcer la protection de proximité.
Égalité professionnelle et accès aux responsabilités :
Garantir l’égalité entre les femmes et les hommes dans les recrutements, les carrières, les rémunérations et les conditions de travail au sein des services municipaux et communautaires ;
Garantir l’égalité d’accès aux responsabilités et aux fonctions d’encadrement, en luttant contre les mécanismes de plafonnement des carrières ;
Mettre en oeuvre un plan de rattrapage pour l’égalité salariale ;
Étudier la création d’un dispositif de congé menstruel pour les agents municipaux et communautaires.
Budget et politiques publiques :
Mettre en oeuvre une approche budgétaire sensible au genre à tous les niveaux de décision publique ;
Analyser l’impact réel des choix budgétaires et mener des arbitrages visant à corriger les inégalités existantes.
Urbanisme, espace public et culture :
Retirer de l’espace public tout le mobilier anti-SDF ;
Concevoir et aménager l’espace public en tenant compte du point de vue et du vécu des femmes, notamment dans l’aménagement des cours d’école, des sanitaires publics et des équipements municipaux ;
Intégrer les enjeux de sécurité, de mixité des usages et d’occupation égalitaire de l’espace public dès tout nouveau projet urbain ou chantier ;
Renforcer la visibilisation des femmes dans l’espace public par la dénomination des rues, des équipements et des monuments, en s’appuyant sur des propositions citoyennes et concertées ;
Valoriser le matrimoine au même titre que le patrimoine et garantir un égal accès aux oeuvres, aux pratiques culturelles et aux équipements ;
Mettre en place des dispositifs de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le secteur culturel.
Education à la tolérance :
Sensibiliser les enfants, les équipes éducatives et les familles afin de prévenir durablement les violences en ligne et les stéréotypes de genre ;
Mettre en place des actions de prévention du cyberharcèlement dès l’école primaire, intégrant une analyse spécifique des cyberviolences au prisme du genre ;
Soutenir activement les associations féministes par des moyens financiers et matériels leur permettant d’agir durablement sur le territoire ;
Organiser des États généraux dans les quartiers populaires pour identifier, avec les habitant·e·s, leurs besoins, leurs priorités et les actions à mener contre les discriminations dont ils et elles sont les premières victimes, afin d’avancer vers plus d’égalité et de justice sociale.
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Services de proximité :
Maintenir des services publics de proximité dans chaque quartier (écoles, soins, culture, transports, mairie, services postaux) avec un accès garanti à moins de 15 minutes à pied, à vélo ou en transports en commun ;
S’assurer que l’accompagnement social permet la scolarisation de tous les enfants de la commune ;
Généraliser et faciliter l’accès aux services publics pour les personnes en situation de handicap ;
Respecter les obligations légales en matière d’emploi des personnes en situation de handicap dans les services municipaux.
Inclusion numérique :
Développer des plateformes numériques simples et sécurisées, et les accompagner de médiation pour aider les usager·e·s dans leurs démarches en ligne ;
Développer des points d’accès physiques dédiés à l’assistance numérique pour celles et ceux qui n’ont pas accès à Internet ou ne maîtrisent pas les outils numériques en s’appuyant sur les acteurs existants et les Points d’Accès aux Droits (PAD).
Pratiques responsables et développement durable :
Exiger l'intégration de pratiques responsables et soutenir l’innovation verte, en renonçant à la logique du « moins-disant » et en favorisant des achats publics durables et vertueux ;
Déployer un éclairage public intelligent avec détecteurs de mouvement pour sécuriser les déplacements nocturnes, limiter la consommation d’énergie et protéger la biodiversité ;
Réduire l’impact visuel et environnemental de la publicité invasive dans l’espace public en interdisant les panneaux de publicité numérique.
Imaginer une ville où chaque quartier respire, où se déplacer devient simple et agréable, où la nature se mêle à la vie urbaine et où l’eau, l’énergie et les services sont protégés pour toutes et tous. Une ville qui s’invente avec ses habitant·e·s, qui valorise le commerce local, soutient l’emploi et favorise l’inclusion, tout en respectant la planète. Préparer La Rochelle de demain, c’est faire de chaque rue, chaque parc, chaque projet un lieu vivant, ouvert, durable et plein de possibilités.
Anticiper
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Gratuité et tarification solidaire :
Étendre immédiatement la gratuité des transports publics aux moins de 25 ans ;
Mettre en place une tarification solidaire renforcée, lisible et automatique pour les retraité·e·s, les personnes en situation de handicap, les familles monoparentales, les demandeur·se·s d’emploi et les étudiant·es boursier·es ;
Expérimenter la gratuité totale des transports en commun chaque week-end, pour toutes et tous et lancer une étude publique et transparente sur la gratuité totale des transports, associant les habitant·e·s et évaluant les impacts sociaux, écologiques et économiques.
Développement du réseau :
Participer à la mise en place d’un Réseau Express Rochelais (tram-train desservant La Pallice, Laleu, Mireuil, Saint Maurice, Porte Dauphine, Fétilly, Beauregard et la Gare SNCF) ;
Poursuivre le déploiement ambitieux du réseau Illico vers Lagord, les Minimes et Villeneuve-les-Salines, tout en renforçant les liaisons interquartiers ;
Garantir des fréquences élevées vers les parkings-relais, notamment aux heures de pointe ;
Renforcer l’offre de mobilités dans les deuxième et troisième couronnes, en combinant bus express, covoiturage organisé, autopartage et continuités cyclables sécurisées ;
Développer les navettes maritimes comme complément aux transports terrestres.
Transition écologique et modernisation des transports :
Transformer progressivement la flotte de bus afin d’atteindre 100 % de bus électriques à l’horizon 2032 ;
Soutenir le développement d’une ligne TER vers Marans (via Rompsay/Perigny, Dompierre-Sur-Mer, Saint-Xandre/Saint Ouen d’Aunis) ;
Oeuvrer pour que La Rochelle devienne une étape du train de nuit Nantes–Bordeaux–Nice.
Priorité aux mobilités douces et piétonnes :
Réaffirmer les zones piétonnes en identifiant des parcours pédestres pour découvrir la ville et rejoindre des points d’intérêts ;
S’assurer d’un meilleur partage entre les piétons et les terrasses ;
Réorganiser l’espace public pour donner la priorité aux piétons, sécuriser les déplacements et réhabiliter des trottoirs accessibles à toutes et tous ;
Achever un réseau cyclable continu, sécurisé et lisible à l’échelle de l’agglomération ;
Déployer de nouveaux abris vélos sécurisés et intégrer systématiquement des stationnements vélos et deux-roues dans les rénovations de logements sociaux ;
Créer un comité des usager·e·s du vélo associé aux décisions publiques.
Fluidifier la circulation :
Élaborer un plan de circulation global pour réduire les engorgements, la pollution et le bruit, notamment sur les grands axes et dans les zones d’activités ;
Développer un dispositif d’autopartage social, fondé sur un parc de véhicules électriques d’occasion accessible sous conditions de ressources.
La question de l’aéroport :
Ouvrir un grand débat sur le sujet de l’aéroport en vue d’élaborer un plan à long terme de cette infrastructure, incluant notamment une réflexion sur le montant des subventions ;
Renforcer immédiatement les mesures contre les nuisances sonores liées au trafic aérien.
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Réaménagement des places et espaces publics :
Mettre en place un grand plan de réaménagement des places en concertation avec les habitant·e·s (Europe, 14 juillet, Verdun…) ;
Transformation des espaces publics (places, bancs, promenades, végétalisation) pour une ville plus inclusive et accessibles à toutes et tous (enfants, seniors, personnes en situation de handicap) ;
Développer des tiers lieux temporaires dans le cadre d’urbanisme transitoire et dans l’attente de la finalisation d’un projet d’aménagement.
Projets urbains emblématiques :
Engager les travaux de rénovation du pont de Tasdon, après une large consultation et en rendant publiques toutes les études et les données permettant aux Rochelaises et aux Rochelais de trancher entre les scénarios, en tenant compte des besoins des quartiers concernés, des mobilités, du coût réel du projet et des enjeux patrimoniaux ;
Engager la rénovation de la Halle du marché central comme équipement structurant du commerce local ;
Finaliser le projet de rénovation urbaine de Villeneuve-les-Salines, avec la rénovation des écoles Condorcet et Profit, l’aménagement du coeur de quartier et la requalification du parc Condorcet ;
Accompagner la transformation du quartier du Prieuré-Lafond, avec la livraison de nouveaux logements, la mise en valeur du patrimoine, la création d’un espace arboré central et le développement de commerces de proximité et d’équipements publics ;
Lancer une étude sur un projet de rénovation urbaine du coeur de quartier de Port-Neuf ;
Revoir le projet immobilier du site du Parc des expositions afin d’y intégrer un espace vert reliant le quartier à Villeneuve-les-Salines et organiser une consultation citoyenne sur les équipements et commerces attendus.
Valorisation du patrimoine et du cadre de vie :
Embellir les entrées de ville, végétaliser le boulevard Sautel et engager la requalification de la rue Émile-Normandin, en cohérence avec la réflexion globale sur l’avenir du pont de Tasdon ;
Mettre en valeur les arcades des rues des Merciers et du Palais, améliorer leur éclairage et l’entretien des plafonds en lien avec les propriétaires, sur le modèle de la rue du Minage ;
Établir une charte architecturale respectueuse de l’identité des quartiers, garantissant l’intégration harmonieuse des nouvelles constructions.
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Végétalisation et création d’espaces verts :
Mettre en oeuvre un grand plan de végétalisation de la ville, atteindre l’objectif de 10 000 arbres et arbustes plantés sur le mandat ;
Développer la végétalisation des toitures, en particulier dans les programmes neufs, et encourager les projets sur le bâti existant ;
Créer des îlots de fraîcheur végétalisés, des micro-boisements et des corridors verts reliant les quartiers sur des grands espaces aujourd’hui minéralisés ;
Augmenter significativement la part des Rochelais·e·s vivant à moins de 15 minutes à pied d’un espace vert ;
Créer au moins cinq nouveaux parcs, jardins ou espaces verts ouverts au public dans les différents quartiers de la ville ;
Créer dix “rues-jardins” sur le mandat afin d’apaiser la circulation et ramener la nature au coeur des quartiers ;
Préserver la végétation existante dans les projets d’aménagement et renforcer sa protection réglementaire.
Protection de la biodiversité :
Développer une politique de protection et de restauration des espaces naturels en partenariat avec le Conservatoire du littoral, le Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine et le Département ;
Classer le marais de Tasdon en Réserve naturelle régionale, afin de garantir sa protection à long terme et le financement de sa gestion ;
Installer davantage de nichoirs et espaces refuges pour les oiseaux, hirondelles et chauves-souris, en lien avec les associations naturalistes ;
Mettre en oeuvre un programme pluriannuel de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (jussies, baccharis, herbe de la pampa …) à l’échelle communautaire.
Participation citoyenne et innovation verte :
Associer les habitant·e·s et les collectifs aux projets de végétalisation des quartiers et de l’espace public ;
Soutenir les projets citoyens de plantations, de jardins partagés et de compostage ;
Créer un Végétal Lab sur le site des Salines, pôle de production de plantes locales, de conseil et d’accompagnement des projets communaux et citoyens ;
Favoriser le recours à l’éco-pâturage pour l’entretien des espaces verts de la ville, de l’agglomération et des bailleurs sociaux.
Gestion durable et lutte contre les impacts du tourisme :
Prévenir les effets du surtourisme, notamment par la création d’une contribution pour les acteurs touristiques bénéficiant fortement de l’utilisation de l’espace public (cars touristiques, paquebots).
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Transition énergétique et sobriété :
Lancer un grand plan de sobriété et d’efficacité énergétique sur l’ensemble des bâtiments communaux et intercommunaux ;
Supprimer le chauffage au fioul dans les bâtiments publics sur un mandat, et réduire drastiquement l’usage des énergies fossiles ;
Accélérer massivement la rénovation du parc de logements sociaux, afin de protéger les locataires des fortes chaleurs estivales et de réduire durablement les charges ;
Renforcer le dispositif financier de l’agglomération, en complément de MaPrimeRénov’, en ciblant prioritairement les copropriétés.
Bâtiments durables et construction responsable :
Inciter les promoteurs à développer des logements à Haute Qualité Environnementale, privilégiant les matériaux biosourcés et les bâtiments à énergie positive dans le neuf ;
Expérimenter l’habitat réversible écologique sur l’agglomération ;
→ Lancer des projets d’habitat réversible écologique, c’est-à-dire des logements légers, modulaires et facilement démontables, installés sans artificialiser les sols et pouvant être déplacés ou réutilisés ailleurs.
Poursuivre la rénovation énergétique des bâtiments municipaux, en intégrant systématiquement des énergies renouvelables et des matériaux biosourcés.
Production et approvisionnement en énergies renouvelables :
Renégocier les délégations de service public des réseaux de chaleur urbains afin de garantir un approvisionnement 100 % énergies renouvelables ;
Créer un troisième réseau de chaleur urbain aux Minimes, pour étendre l’accès à une énergie locale et décarbonée ;
Mettre en oeuvre un plan d’action ambitieux pour le développement de l’énergie solaire, sur les bâtiments municipaux, les parkings, les grandes surfaces, les bâtiments privés et chez les particuliers ;
Conclure un contrat d’achat direct d’énergies renouvelables afin d’alimenter l’ensemble des équipements communaux et intercommunaux en énergie verte ;
Poursuivre le développement de projets d’énergies renouvelables sur le territoire de l’agglomération par l’intermédiaire de la Société d’Economie Mixte (SEM).
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Gestion publique et équitable de l’eau :
Maintenir la gestion de l’eau potable en régie publique, garante de l’intérêt général ;
Rendre gratuits les premiers mètres cubes d’eau indispensables à l’hygiène et à la vie quotidienne et mettre en place une tarification progressive et différenciée selon les usages et les saisons.
Protection des ressources et des captages :
Mettre en oeuvre un grand plan de préservation de la ressource et d’amélioration de la qualité de l’eau : - Relancer la cartographie des cours d’eau en Aunis, suspendue en 2016 ;
Renforcer la protection des captages et des cours d’eau ;
Ouvrir de nouveaux captages souterrains sur le territoire de l’agglomération afin d’anticiper la fragilisation de l’usine de Coulonges, menacée par la montée des eaux et la baisse des débits de la Charente ;
Interdire l’usage des pesticides et produits phytosanitaires de synthèse sur l’ensemble des aires d’alimentation des captages d’eau potable.
Efficacité des réseaux et sobriété :
Investir dans les réseaux d’eau afin de réduire les fuites et les pertes ;
Etudier les pollutions liées aux canalisations et engager leur rénovation lorsque nécessaire ;
Se fixer un objectif de réduction de la consommation d’eau à 30 m³ par an et par habitant·e ;
Accompagner financièrement les ménages souhaitant s’équiper de dispositifs d’économie d’eau.
Transparence, sensibilisation et information :
Garantir une transparence totale et accessible des analyses de la qualité de l’eau pour les habitant·e·s ;
Sensibiliser le grand public, notamment les femmes enceintes et les familles avec jeunes enfants, aux perturbateurs endocriniens présents au quotidien ;
Être transparent sur la qualité des eaux de baignade, à la fois sur les abords des plages et sur le site internet de la Ville.
Entretien et préservation des espaces naturels :
Entretenir et nettoyer les lacs de Villeneuve-les-Salines ;
Encourager la préservation et la restauration des espaces aquatiques pour la biodiversité et la résilience face au dérèglement climatique.
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Mettre en place une stratégie urbanistique et foncière à l’échelle de l’agglomération, fondée sur trois priorités : habitat, réindustrialisation, production alimentaire ;
→ Une stratégie urbanistique et foncière ? Concrètement, cela signifie de développer une stratégie où l’agglomération acquiert et protège du foncier pour trois usages essentiels : construire du logement accessible, favoriser l’installation d’activités industrielles durables et soutenir une agriculture locale et biologique. Maîtriser le foncier pour orienter le développement du territoire vers la transition écologique et l’intérêt général.
Accélérer la transition agroécologique via une stratégie foncière, la commande publique et le développement de filières de transformation et favoriser l’installation de paysans bio ;
Conditionner l’accès à la commande publique à des critères d’éco-socio- conditionnalité (empreinte carbone, réemploi, cycle de vie des produits, ancrage territorial) pour soutenir une économie locale durable et réduire notre impact environnemental ;
Ne contracter des emprunts bancaires qu’auprès d’établissements engagés dans une démarche réelle de responsabilité sociale et de réduction de leur empreinte climatique.
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Filières d’avenir et transition écologique :
Flécher prioritairement les aides économiques de l’agglomération vers la transition écologique, l’économie sociale et solidaire et une politique touristique responsable ;
Poursuivre et amplifier l’ambition du programme La Rochelle Territoire Zéro Carbone, en accompagnant concrètement les entreprises dans leur transition écologique ;
Amplifier l’accompagnement des filières de la mer, en soutenant la pêche, l’ostréiculture, la mytiliculture, le nautisme et les activités associées ;
Accompagner deux nouvelles filières économiques dans l’agglomération : les énergies renouvelables et le numérique responsable ;
Créer un dispositif intercommunal d’accompagnement à la relocalisation industrielle et, lorsque nécessaire, à la reconversion des entreprises polluantes et fortement émettrices de gaz à effet de serre.
Innovation et espaces de travail :
Valoriser les six pépinières d’entreprises, espaces de coworking, clusters et centres de transfert de technologies existants ;
Créer des espaces de travail partagés dans l’espace public au coeur des quartiers.
.Emploi, insertion et formation :
Renforcer les liens entre emploi, formation et enseignement supérieur, en s’appuyant sur l’Université, les grandes écoles, les lycées et les centres de recherche ;
Soutenir les structures d’insertion par l’activité économique (ateliers, chantiers d’insertion, régies de quartier), notamment via le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) ;
Accompagner la création d’une entreprise à but d’emploi et étudier la possibilité d’une démarche « territoire zéro chômeur » à l’échelle de l’agglomération et en lien avec le Département et les acteurs déjà engagés sur le territoire ;
Développer des formations adaptées aux besoins de ces filières et du territoire, en lien avec les établissements d’enseignement supérieur et de formation.
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Soutenir l’installation et le maintien des commerces de proximité, en mobilisant la fiscalité locale, le PLUi et le droit de préemption ;
Etudier la possibilité d’encadrer les loyers des baux commerciaux dans certains secteurs si l’évolution législative envisagée se concrétise et le permet ;
Mener une politique foncière écologique et protectrice du commerce de proximité et des artisans, en bloquant l’implantation de nouvelles grandes surfaces et d’entrepôts déconnectés des territoires dans l’agglomération